Le NIAC (The President’s National Infrastructure Advisory Council) a publié un document examinant les moyens de répondre et de se remettre d’une panne d’électricité de grande envergure.

Le scénario étudié envisage une panne d’une ampleur sans précédent, arrivant sans préavis, touchant une zone géographique dense et étendue, et ce pour une durée significative (plusieurs semaines). Un tel accident provoquerait des effets en cascade graves qui obligeraient les secteurs critiques – systèmes de distribution d’eau potable et d’assainissement, communications, transports, services de santé et services financiers – à fonctionner dans un état dégradé.

L’étude montre que les plans nationaux d’intervention et les stratégies de coordination actuels seraient dépassés par un tel événement. Afin de se protéger et de mieux anticiper des effets en cascade, le NIAC propose plusieurs recommandations :

  • Identification des autorités fédérales pouvant être sollicitées au cours d’un événement de ce type afin de décider d’une chaîne de prise de décision
  • Mise en place de standards fédéraux afin d’identifier les infrastructures critiques dont le dysfonctionnement engendrerait des effets en cascade
  • Accompagner les territoires dans la mise en place d’une zone dotée d’infrastructures minimales pouvant mettre à l’abri la population locale
  • Trouver des moyens financiers ou faire tomber les barrières réglementaires pour inciter les entreprises et les institutions à implémenter les recommandations données dans ce rapport
  • Entreprendre une série de tests à grande échelle (régionale) d’une panne d’électricité afin d’identifier les potentiels effets en cascade (un tel exercice a déjà été réalisé comme indiqué dans une édition précédente à ce bulletin)
  • S’assurer que les systèmes de distribution de gaz naturel puissent continuer d’opérer en respectant les standards du métier
  • Développer et maintenir un système efficace de communication d’urgence

Pour chacune de ces recommandations, un acteur institutionnel est identifié pour piloter la mise en place et l’exécution des actions prévues. Le NIAC insiste sur le fait que ces recommandations doivent être appliquées à l’échelle nationale, avec une forte collaboration public-privé. Devant les dommages que pourraient engendrer un accident majeur, le NIAC propose au NSC (National Security Council) de produire un rapport dans un horizon de 9 mois (soit septembre 2019) sur l’avancement de l’implémentation de ces recommandations.

Par ailleurs, le rapport présente une chaîne d’actions à entreprendre afin de déclarer l’état d’urgence ou de désastre majeur, allant des institutions locales jusqu’au président des Etats-Unis.